ÉCOI K DE CRlblOSE.
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fit dix ans plus tard (t5o.6) pour l'église de Sant’Angelo , et (pie les historiens de l’art s’accordentà regarder comme son chef-d’œuvre. Un autreartiste, dont on est surpris de ne pas trouverle nom à côté de ceux que nous venons deciter, c’est Galéas Campi, qui ne mourut qu’eni53d (i), et dont la carrière artistique sembles’être fermée tout à coup en l’année i5tg. Ondirait que le découragement ou la terreur s’étaitemparé de tous les peintres nationaux à la fois,et qu’ils s’étaient comme donné le mot pourcéder la place à deux étrangers , Romanino etPordenone, dont l’un leur était imposé pourjuge, et l’autre semblait vouloir les écraser touspar la hardiesse extravagante de ses composi-tions.
Comme je l’ai déjà dit plus haut, les souf-frances patriotiques suivirent la même progres-sion à Crémone qu’à Milan , et dans l’une etl’autre de ces deux villes, c’est une gloire pourl’art d’avoir porté le deuil de la liberté. Pourles citoyens prévoyants, ce deuil commença dès
(I) Les ouvrages connus de Galéas Campi sont : la Vierge entresaint Roch et saint Sébastien, dans l’église de Saint-Fabien-Saint-Sébastien, à Crémone (1518); un tableau du même genre dansl’église de Saint-Luc; un autre dans celle de Saint-Dominique; etdeux autres (1516-1519) dans des maisons particulières. Son por-trait, qu’on voit à la galerie de Florence, donne l’année de sa nais-sance et celle de sa mort, 1477-1536.