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de l’Académie des Beaux-Arts, semblerait indi-quer qu’exil pour exil il avait donné la préférenceà Venise entre toutes les autres villes , et quecelle-ci n’avait pas eu moins d’attraits pour lecitoyen que pour l’artiste. Peut-être s’attacha-t-ilà là fortune de Dominique Trévisan , qui venaitde remplir, à Crémone, les fonctions de podestat,et dont la famille, l’une des plus fécondes de cesiècle en héros et en saints, allait fournir à cettemême ville de Crémone un digne évêque nomméJérôme Trévisan, dont l’avénement en i 5 1 5 devaitêtre le signal de la reprise des travaux du Dôme,malgré la continuation et même l’aggravation dessouffrances patriotiques, qui suivirent exacte-ment la même progression qu’à Milan , c’est-à-dire que l’occupation Française fut dure, maiscelle des Espagnols et des Allemands, source decalamités sans nombre et presque sans nom, nefut pas moins fatale à l’art qu’à la liberté.
De i5i5ài5i8 Boccaccio Boccaccini exécutales grandes fresques qu’on voit très-indistincte-ment au-dessus des cinq premières arcades de lagrande nef du Dôme, et que la disproportioneptre la dimension et la distance ne permet pasd’apprécier à leur juste valeur. Ce qu’il y a deplus distinct dans l’impression qu’elles laissentau spectateur, c’est que la première, quant à ladate, est aussi la première quant à la beauté.