326 l’art chrétien.
aussi pour le caractère et le mouvement, dans lesportraits des deux donataires agenouillés (i). Cetableau, qui porte la date de 1 533, fournit lepoint culminant dans la carrière artistique deCallisto Piazza, dont le déclin embrasse ensuiteune période de plus de vingt années. Son fils,Fulvio, donna le spectacle d’une décadence encoreplus déplorable, de sorte qu’au bout de quatregénérations cette intéressante école, alimentéepour ainsi dire par une seule famille, après avoireu une floraison courte, mais magnifique, sinonpour le nombre, du moins pour la qualité desproduits, mourut d’une sorte d’inanition pouravoir été chercher loin de son berceau une nour-riture qui ne lui était pas propre ( 2 ).
(1) Son plus beau portrait est celui du cardinal Marino Grimani,dans la galerie de Turin. Bien gravé dans la collection.
(2) Les documents relatifs à l’histoire de l’École deLodi ont étéréunis par un habitant de cette ville dans un opuscule inédit dontle manuscrit est chez le comte Gaetano Melzi, et qui faisait partiedes matériaux recueillis par Bossi et Cataneo pour une Histoire del’art en Lombardie. C’est dans cette collection précieuse, à laquellele possesseur m’a donné généreusement accès, que j’ai trouvé quel-ques détails sur cette école, si dédaigneusement traitée par Vasariet même par Lomazzo.