l’art chrétien.
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La première est dans l’église de 1 'Incoronata,à l’autel de saint Antoine, patron du donataireAntoine Berinsaghi, qui s’est fait peindre à genouxdans un des compartiments inférieurs. Il y a danstoutes ces figures un admirable mélange de senti-ment et de vigueur. Il y a des types traditionnelset des types empruntés ; celui de la Vierge est si-non une imitation, du moins une réminiscence del’école Milanaise ; mais on voit que l’artiste, pro-fondément mystique dans ses tendances, a plusrecherché l’intensité de l’expression que la grâce,bien que celle-ci surabonde, tant dans les airs detète que dans l’ensemble des contours. Quant à latouche et aux qualités du coloris, l’appréciationcomplète n’en étant pas possible sous la lourdecouche de vernis dont on a récemment barbouilléce malheureux tableau, il faut réserver à ceux quiont échappé à ce genre de vandalisme la partd’admiration qui revient au mérite de l’exécutionmatérielle. Or, le grand tableau qui est mainte-nant dans l’église de Sainte-Agnès offre à cetégard, ou du moins offrait encore il y a quelquesannées, les conditions les plus favorables. L’igno-rance où l’on semblait être de sa grande valeur,comme monument d’art chrétien, lui avait pro-curé le privilège de rester pur de toute retouche.
Relativement à la distribution générale, il y aune grande ressemblance entre ce dernier ouvrage