ECOLE DE LODI.
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Un indice encore plus certain que toutes ces ana-logies, c’est la représentation de Jésus-Christ avecles douze Apôtres, sur la Predella, représentationqui fut comme l’accompagnement obligé de tousles tableaux importants des frères Piazza; nonpas, comme on pourrait être tenté de le croire, àcause de la vogue que Léonard de Vinci avaitdonnée à ce sujet à la fois touchant et imposant,mais plutôt à cause du souvenir de saint Bassienet de sa première église épiscopale, bâtie par luien l’honneur des douze Apôtres, dont les imagesgrossièrement tracées dans un très-ancien bas-reliefdu dôme, suggérèrent probablement aux artistesde cette école l'idée de leur représentation favo-rite (i).
Dans l’église de Saint-Thomas, à Lodi, il y a untableau représentant la mort de la Vierge, où il estdifficile, malgré la beauté de la figure principale,de ne pas reconnaître une main peu habituée à pro-duire des chefs-d’œuvre; et, s’il faut absolumentdéférer à la tradition qui l’attribue à l’un des frèresPiazza, il est impossible que ce soit à Martino, vul’énorme distance qu’il y aurait eu à franchir pourarriver de là aux ravissantes compositions dont ilnous reste à parler.
(1) Ce bas-relief, ainsi que la statue de saint Bassien qui décorela façade, fut apporté du vieux Lodi quand la nouvelle ville futconstruite.