l’art chrétien.
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Il faudrait encore joindre à la liste si longue deces chefs-d’œuvre ceux qui décorent les églises deSan Pietro in Olweto et de Santa Maria delleGrazie , où il peignit pour le grand autel uneAdoration des Bergers, dont le style rappelle lescréations si suaves et si poétiques des artisteschrétiens de l’Italie centrale. Parmi ses grandescompositions, aucune ne surpasse celle qu’onvoyait jadis dans la galerie du cardinal Fesch, etqui se trouve aujourd’hui au musée de Francfort.La Vierge est assise majestueusement sur sontrône; malheureusement il n’y a de majesté quedans son air et dans sa pose, et son type, dé-pourvu de noblesse, forme un pénible contrasteavec ceux des quatre Docteurs de l’Église, entrelesquels on remarque un saint Augustin, qui està lui seul un chef-d’œuvre de premier ordre.
Un a dit que la sainte Justine du Belvédère n’é-tait autre chose que le portrait admirablementexécuté de la belle Ferraraise Laura Dianti, im-mortalisée par la passion du duc Alfonse, quiaurait poussé la profanation jusqu’à vouloir êtrepeint à genoux devant celle qu’il tira de la condi-tion la plus obscure pour en faire un des grandsscandales de son règne. Il suffit de jeter les yeuxsur une médaille d’Alfonse I er et sur les autresportraits qu’on a de lui pour se convaincre de lafausseté de cette supposition. D’ailleurs, cette