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ÉCOLE MILANAISE APRÈS LÉONARD. '169
et parfaitement approprié aux goûts de Louis XII;il admira plus que personne le chant du fameuxDiomède da Po et les charmes de la belle Catelinadi San Celso, qui paraît avoir été Tune des mer-veilles de son temps (i). Enfin la troisième entrée,qui eut lieu en i5og, surpassa les précédentes parle luxe et la pompe que les Milanais eux-mêmesvoulurent y déployer ; il y eut quatre arcs detriomphe et un char tout resplendissant d’or surlequel le roi refusa de monter. Et d’un autre côtéquelle différence entre les lieutenants qui gou-vernèrent en son nom et les vice-rois Espagnols !Au maréchal Trivulce avait succédé le seigneurde Chaumont, sous qui Milan eut ses dernièresannées de bonheur et sentit à peine les inconvé-nients de la protection étrangère, et après lui ve-nait Gaston de Foix (a), cette figure pâle, fière etmélancolique, qui, habituellement silencieuse,passait dans les rues modestement suivi d’unseul page, et dont le front était encore pur de latache de sang qu’y mit le sac de Brescia ; et même
(1) La quale eccelleva iroppo in cantare, sonare, ballare, enelle opéré de ragione ingeniosissima, e di corpo formosissima.(Voir la chronique de Giov.-Andr. Prato dans l’Archivio Fio-rentino).
(2) Voici le curieux portrait qu’en a laissé Prato, patricien mi-lanais contemporain : Era di médiocre statura, di volto rotondoe formato, ma pallido; d’animo alto e elevato, ma saturninoe sdegnoso , e alquanto nella lussuria versevole ... Il più dellevolte da un solo paggietto era accompagnato.