I. ART CHRETLF.K.
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il serait injuste de confondre la domination Fran-çaise avec la domination Espagnole ; outre que lapremière était appuyée par le parti guelfe, quiavait pour chef le fameux Jean-Jacques Trivulce,elle contrariait beaucoup moins que l’autre le génienational, et la partie joyeuse et insouciante de lapopulation assistait sans rancune aux fêtes donnéespar les rois de France ou par leurs lieutenants.LouisXII fit trois entrées solennelles dans Milan etsignala chacune d’elles par des fêtes où il entraitplus de galanterieque d’appareil militaire ou triom-phal. La première fois, le 20 octobre 1499, il yeut un bal où l’on vit figurer quarante demoisellesMilanaises (1), et peu de jours après lepeuplesui-vait en foule la procession ordonnée pour l’heu-reux accouchement de la reine Anne de Bretagne,qui de son côté demandait à son époux, pourprésent de relevailles, que la contribution dont ilavait frappé Milan fût réduite de moitié. Lors dela seconde entrée du roi, en i5o 7, il y eut jusqu’àcent vingt demoiselles Milanaises au grand balmasqué que donna Jean-Jacques Trivulce, sous unmagnifique pavillon auprès de son église parois-siale de Saint-Nazaire, où on voit encore aujour-d’hui son tombeau. Le banquet donné par An-toine-Marie Pallavicini fut encore plus splendide
(1) Giovanni-Andrea Prato, Storia di Milano, 1499.