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hors de doute la profonde impression produite surlui par les deux ou trois voyages qu il fit à Rome,impression préparée par les leçons de son maîtreet si bien fortifiée par ses propres études, que dansl’épitaphe latine composée pour lui de son vivant,par un ami qui ne la composait ni malgré lui nià son insu(i), Léonard, par une modestie quicontraste avec tant d’autres inscriptions sépul-crales, n’admet aucun éloge, ni de ses ouvragesni de sa personne, et après avoir dit brièvementtout ce qu’il ne fut pas, il s’intitule tout simple-ment l’admirateur des anciens et leur disciple re-connaissant; et il ajoute : Une seule chose m’amanqué, leur science des proportions ; fai fait ceque fai pu , que la postérité me pardonne (2).
Tel devait être approximativement l’ensembledes vues qui présidaient à l’enseignement deLéonard, et les circonstances favorables au mi-lieu desquelles il se trouva placé, lui fournirentde belles et fréquentes occasions d’appliquer sesthéories; car le souverain qui l’avait appelé àson service, doué de qualités médiocres pour le
(1) Platino Piatto, l’auteur de cette épitaphe anticipée, était lemême à qui Léonard avait demandé une épigramme pour le che-val monumental, quand le modèle achevé tut exposé pour lapremière fois.
(2) Mirator veterum discipulusque memor.
Defuit una mihi symmetria prisca, peregiQuod potulveniam da mihi, posteritas.