LÉONARD DE VINCI.
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nait-il en main sa lyre d’argent à laquelle il avaitlui-même ajouté des perfectionnements inconnusavant lui, il jetait ses auditeurs dans un véritableravissement, surtout quand les sons harmonieuxqu’il tirait de cet instrument perfectionné ser-vaient d’accompagnement à ses improvisationspoétiques (i). Les musiciens de profession quiavaient passé leur vie à surmonter l’une aprèsl’autre les difficultés de leur art étaient commeabasourdis de ce prodige, et ils le furent biendavantage quand un concours public, ordonnépar Louis le Maure, vint constater aux yeux detous la supériorité musicale de l’artiste florentin.Les maîtres d’armes milanais, si renommés danstoute l’Italie, découvrirent bientôt qu’ils avaientdans Léonard quelque chose de mieux qu’unrival, puisqu’en composant un traité de l’escrimeil avait élevé à la hauteur d’une science cettebranche de l’éducation chevaleresque. La danse,qui en formait une partie non moins essentielle,était un autre exercice dans lequel il n’excellaitpas moins que dans le maniement des armes ;et s’il avait figuré la lance au poing dans les tour-nois, il aurait pu lutter avec avantage contre les
gii animi dclle (jenti, e l’aria sua rasserenava ogni aniituimesto. Vasari.
(1) Sopra la lira canto divinamente aü' improrviso, ditVasari.