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3 (1861)
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LÉONARD DE VINCI.

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nait-il en main sa lyre dargent à laquelle il avaitlui-même ajouté des perfectionnements inconnusavant lui, il jetait ses auditeurs dans un véritableravissement, surtout quand les sons harmonieuxquil tirait de cet instrument perfectionné ser-vaient daccompagnement à ses improvisationspoétiques (i). Les musiciens de profession quiavaient passé leur vie à surmonter lune aprèslautre les difficultés de leur art étaient commeabasourdis de ce prodige, et ils le furent biendavantage quand un concours public, ordonnépar Louis le Maure, vint constater aux yeux detous la supériorité musicale de lartiste florentin.Les maîtres darmes milanais, si renommés danstoute lItalie, découvrirent bientôt quils avaientdans Léonard quelque chose de mieux quunrival, puisquen composant un traité de lescrimeil avait élevé à la hauteur dune science cettebranche de léducation chevaleresque. La danse,qui en formait une partie non moins essentielle,était un autre exercice dans lequel il nexcellaitpas moins que dans le maniement des armes ;et sil avait figuré la lance au poing dans les tour-nois, il aurait pu lutter avec avantage contre les

gii animi dclle (jenti, e laria sua rasserenava ogni aniituimesto. Vasari.

(1) Sopra la lira canto divinamente' improrviso, ditVasari.