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dus pendant la terreur, et bâtissaient des églisesvotives promises par le duc ou par sa femmeBianca pendant la guerre. La plus intéressante estsans contredit celle de Y Incoronata, formée de laréunion de deux petites églises que chacun desdeux époux avait fait construire à côté l’une del’autre. On les voit tous deux à genoux sur unvieux tableau délabré, dont tout le mérite con-siste dans le touchant souvenir historique qu’ilrappelle. Un autre membre de la famille, le saintarchevêque Gabriel Sforza, propre frère du duc ,a son tombeau dans une des chapelles, et cette fi-gure magnifique, couchée en habits pontificauxavec les mains croisées sur la poitrine, est là, pourprouver que la sculpture déchue, depuis près d’undemi-siècle, avait participé à la régénération gé-nérale.
L’architecte de l’Incoronata, qui fut aussi ce-lui duDômeet de plusieurs autres églises(i), s’ap-pelait Boniforte Solari. Son talent et son activitésont attestés par le nombre et la beauté de ses tra-vaux. Disciple d’un père moins illustre que luidans son art, il eut deux fils dont nous auronsoccasion de parler plus tard et dont la célébritééclipsa tout à fait la sienne (2).
Malgré cette vogue incontestable, il ne paraît
(1) De Santi» Maria délia Rosa et délia Pace.
(2) 11 s’agit de Cristoforo et Andrea Solari.