20 i.’art chrétien.
Quant aux ouvrages de sculpture, s’ils furentplus rares sous ce règne que sous ceux qui leprécédèrent et le suivirent, ce fut moins par disetted’artistes ou d’inspirations que par l’effet despréoccupations presque exclusives du prince enmatière d’art. Il paraît même que l’espèce d aca-démie qu’il avait fondée pour l’aider à tracer unemarche régulière aux travaux entrepris sous sesauspices, ne comprenait dans ses attributions quel’architecture et la peinture (i). Au reste, pourprouver que cette exclusion ne fut ni symptôme nicause de décadence, il suffit de citer, outre le ma-gnifique candélabre de la cathédrale de Milan (2),le travail exquis qu’on y remarque au-dessus de laporte de la sacristie méridionale. La Vierge quisurmonte la pointe de l’ogive, et qui étend sonmanteau sur deux groupes agenouillés, fait regret-ter que l’artiste qui sculpta ce groupe n’ait pastravaillé davantage à la décoration intérieure dece monument, et on le regrette d’autant plus queles sculpteurs qui vinrent après lui laissèrent dans
celles qui représenlentlecouronnement et l’intronisation du duc,la victoire do Parabiago, le crucifiement, etc. Il y en a surtoutune où l’on voit la famille du duc agenouillée au moment del’élévation. Dans une autre on voit les mêmes portraits devantsaint Ambroise, qui est assis sur son trône épûcopal.
(1) Borsini, Supplimento alla nobilità di Milano , cap. 16.
(2) Les dessins de ce candélabre faits par M. Victor Petit, expo-sés au congrès archéologique de J F50-1S5J, y ont excité uneadmiration universelle.