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l’art CHMhTFJT.
l'opinion publique mettait encore alors au-dessusde la sienne.
Mais les sourdes persécutions n’en continuèrentpas moins, et les courtisans du prince, habiles à leflatter dans ses haines les plus tenaces, lui firent es-pérer, à l’avènement de Paul IV, qu’on pourraitobtenir une condamnation formelle des doctrinesde Savonarole et, par conséquent, de sa mémoire.Des négociations insidieuses furent entamées à ceteffet; mais elles furent déjouées par la fermeté duPontife et par les écrits apologétiques de quelquesmoines Dominicains, entre autres par celui de FraTomaso Neri, qui fut publié, à Florence même,en i 564. De toutes ces manifestations et des me-sures odieuses qu’on employa pour les réprimer,il résulta précisément le contraire de ce qu’on avaitattendu, et l’archevêque, qui était un Médicis etqui fut plus tard Léon XI, consigna ses inquiétudespastorales dans un document curieux qui avaitpour but de dénoncer la portion la plus récalci-trante et la moins servile de son troupeau. Selonlui, on recommençait (c’était en i5o3) à semer lesfolies de Savonarole parmi les moines, les reli-gieuses, les séculiers et surtout parmi la jeunesse.Non seulement on l’honorait comme martyr, maison faisait des reliques avec le bois et les clous deson gibet, avec les débris de ses vêtements et de sesmembres, avec les parcelles de son cilice, et l’ongardait, avec un soin scrupuleux, le vin béni parlui, pour l’administrer aux malades, en guise de