Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
Seite
525
Einzelbild herunterladen
 

DISCIPLES DE SAVONAROLE.

525

cette transformation quon exprimait par ces parolessacramentelles : agrandir sa manière. Souvent cé-taient les ordres religieux qui étaient à la tète dumouvement. La contagion avait gagné les Domini-cains eux-mêmes, et jamais on ne les avait vus sifiers de leur grand artiste, ni si empressés à se pro-curer des produits de son pinceau. Toutes les mai-sons quils avaient en Toscane réclamèrent de lui,lune après lautre, ce tribut, qui épuisait de plusen plus ses forces. Mais le couvent privilégié futencore celui de San-Romano, à Lucques, et il le futpour la même raison quautrefois, cest-à-dire quele P. Pagnini, en qui les progrès de lâge navaientfait que redoubler les attraits de laffection et de lasainteté, en était, redevenu Prieur, et pouvait offrirencore une fois a son ami un-supplément dinspira-tions pour sa tâche. De cette double attraction,celle de la personne et celle du lieu, naquit le fa-meux tableau regardé par les uns comme le chef-dœuvre de sa troisième manière, par les autrescomme le chef-d'œuvre de toute sa vie, et auquelCanova ne trouvait à comparer que lAssomption duTitien.

Quoique ce jugement soit une preuve de plus delincompétence de ce sculpteur en dehors des limitesde son art, cependant on comprend que louvragedont il sagit ait fait sur lui, comme sur tant dau-tres, à première vue, une de ces impressions qui nepeuvent se traduire que par une formule exagérée.Rien ne saurait être plus imposant que cette com-