DISCIPLES DE SAVONAROLE.
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cette transformation qu’on exprimait par ces parolessacramentelles : agrandir sa manière. Souvent c’é-taient les ordres religieux qui étaient à la tète dumouvement. La contagion avait gagné les Domini-cains eux-mêmes, et jamais on ne les avait vus sifiers de leur grand artiste, ni si empressés à se pro-curer des produits de son pinceau. Toutes les mai-sons qu’ils avaient en Toscane réclamèrent de lui,l’une après l’autre, ce tribut, qui épuisait de plusen plus ses forces. Mais le couvent privilégié futencore celui de San-Romano, à Lucques, et il le futpour la même raison qu’autrefois, c’est-à-dire quele P. Pagnini, en qui les progrès de l’âge n’avaientfait que redoubler les attraits de l’affection et de lasainteté, en était, redevenu Prieur, et pouvait offrirencore une fois a son ami un-supplément d’inspira-tions pour sa tâche. De cette double attraction,celle de la personne et celle du lieu, naquit le fa-meux tableau regardé par les uns comme le chef-d’œuvre de sa troisième manière, par les autrescomme le chef-d'œuvre de toute sa vie, et auquelCanova ne trouvait à comparer que l’Assomption duTitien.
Quoique ce jugement soit une preuve de plus del’incompétence de ce sculpteur en dehors des limitesde son art, cependant on comprend que l’ouvragedont il s’agit ait fait sur lui, comme sur tant d’au-tres, à première vue, une de ces impressions qui nepeuvent se traduire que par une formule exagérée.Rien ne saurait être plus imposant que cette com-