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2 (1861)
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DISCIPLES DE SAVONAROLE.

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sainte Catherine, et l’on ne comprendra pas pour-quoi Fra Bartolommeo y fait assister saint Barthélemyavec ce geste et ce regard farouches qui font prendrele couteau qu’il tient à la main, pour l’instrumentdu supplice d’autrui plutôt que du sien. La pose dusaint George, qui lui sert de pendant, est moinshéroïque que raide, et l’on voit, à la tournure dece personnage qui est évidemment un portrait, quec’est accidentellement qu’il est revêtu d’une armure.C’est une imitation de Giorgione, mais une imita-tion malheureuse. Les autres saints qui entourent letrône de la Yierge sont mieux caractérisés, particu-lièrement les trois grandes gloires de l’Ordre, et laforte accentuation qu’on remarque dans une de cestêtes, ne messied pas à saint Thomas d’Aquin. Ce quimessied le plus dans cette composition où il y atant de parties admirables, c’est sainte Catherineelle-même en qui la beauté et la sainteté auraientdû être combinées de manière à répondre plus oumoins à un certain idéal traditionnel. Soit que l’i-magination du peintre ait été en défaut, soit qu’untype déterminé lui ait été imposé par une conve-nance quelconque, il est certain que cette ligure estune des plus prosaïques qu’il ait jamais tracées. Siquelque chose pouvait racheter cette faiblesse, ceserait la beauté merveilleuse des deux anges assis aupied du trône et préludant par des accords sur leursinstruments respectifs, au céleste concert par lequelils vont célébrer ces mystiques fiançailles. Ici l’ex-pression, le dessin et même le coloris sont d’une