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l’art chrétien.
de Lorenzo di Credi, qui continuèrent de puiserleurs inspirations à la même source et qui portèrentostensiblement le deuil de leur maître, en face deceux qui abhorraient sa mémoire.
Botticelli, né en 1 447? ava h dépassé sa cinquan-tième année, quand le supplice de Savonarole vintdétruire ses plus chères illusions; mais longtempsavant de le prendre pour objet de son enthousiasmeparmi les vivants, il avait fait un choix non moinsheureux parmi les illustres morts, et ce choix avaitété déterminé par la tendance naturelle de son gé-nie. Je veux parler de sa passion pour Dante, dontles premiers symptômes se manifestèrent à son re-tour de Rome, quand il était dans toute 1a. force del’âge et du talent. A dater de cette époque, il necessa de puiser dans la Divine Comédie le goût descompositions symboliques, et il fit tout pour fami-liariser son imagination, à l’exemple de Giotto etd’Orgagna, avec les conceptions de ce poème uni-versel. Il alla même plus loin que ces deux artistes;car Vasari, qui ne voit dans tout cet enthousiasmequ’une déplorable déviation, une perte de tempset une occasion de désordre sans fin , nous dit qu’ily avait des chants sur lesquels Botticelli avait com-posé des commentaires, d’autres pour lesquels ilavait fait des dessins et même des gravures, qui,malgré le double intérêt qui s’attachait à leurconservation, ont disparu depuis longtemps.
Enfin, sa passion pour son poète favori prit uncaractère qui semblerait devoir appart 'nir exclusi-