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2 (1861)
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lart chrétien.

lui-même, dont les relations intimes avec Léonardont été, non pas racontées, mais chantées par unpoète contemporain ; et ce poète, quinspiraient àla Ibis ladmiration et la reconnaissance, était ceGiovanni Santi, dont nous avons déjà parlé. Pourcompléter ce groupe qui forme, pour ainsi dire, lasommité hiérarchique du coitége de Savonarole, ilfaut joindre à ces quatre noms celui de Baccio déliaPorta qui, en voyant évanouies à jamais, par lesupplice de son héros, les espérances quil avaitfondées sur ses prédications, ne crut plus à lave-nir de l'art ni à celui de la patrie, et chercha danslidéal ascétique, sous le nom de fra Bartolomeo,le genre de consolation le plus approprié à sa dou-leur.

Les peintres dont le pinceau était renfermé danslhumble sphère de la miniature, ne se montrèrentni moins enthousiastes ni moins dévoués. En ce quiconcerne ceux du couvent de Sainte- Marie-des-An-ges, on peut facilement suppléer, par des conjectu-res, au silence de Yasari ; mais on y supplée par desfaits positifs, en ce qui concerne Monte di Giovanni,le plus grand miniaturiste de lécole Florentine,dans tout le cours du xv e siècle. Quant à ceux quitravaillaient pour le couvent de Saint-Marc, et surlesquels rayonnait, sans intermittence, le charbondes lèvres du prophète, lenthousiasme pour ce der-nier absorbait en eux lenthousiasme de lart, et illeur arriva trop souvent davoir a se défendre con-tre les agitations et les terreurs qui leur venaient