SÀVONAROLF..
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parce qu’il représentai!, auprès de Savonarole, l’é-cole Ombrienne dans toute sa gloire, niais parce quela ruine de ses espérances hit pour lui plus fataleque pour les autres. L’école Romaine, qui n’étaitpas encore fondée, était représentée d’avance par lejeune Michel-Ange, dans l’âme duquel la parole duprophète laissa, des traces si profondes, que cet en-thousiasme survécut en lui à tous les autres. Si leplus grand peintre qu’eût alors l’Italie, je veux direLéonard de Vinci, ne figurait pas dans cet auditoireincomparable, c’est qu’il jetait alors en Lombardieles fondements d’une école nouvelle cpii devait ren-dre son nom doublement immortel; mais il avaitlaissé à Florence trois artistes qui avaient subi, à di-vers degrés, son influence, et qui avaient été unisentre eux par leur amitié pour lui, comme ils l’étaientmaintenant par leur admiration passionnée pour Sa-vonarole. L’un d’eux était Sandro Botticelli, le seulà qui Léonard donne le titre d’ami dans les écritsqui restent de lui ; et si quelqu’un méritait ce privi-lège, c’était bien celui qui se laissait tellement domi-ner par ses affections, qu’à la mort du pasteur Do-minicain , il renonçait pour jamais à la peinture,sans tenir compte des inconvénients auxquels l’ex-posait sa pauvreté. L’autre était Lorenzo di Credi,le disciple chéri d’André Verocchio, par conséquentcondisciple de Léonard, qu’il égale quelquefoispour la grâce des types et la finesse du modelé, qu’ilsurpasse peut-être par la pureté presque angéliquede son imagination. Enfin le troisième est Pérugin