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2 (1861)
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SÀVONAROLF..

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parce quil représentai!, auprès de Savonarole, lé-cole Ombrienne dans toute sa gloire, niais parce quela ruine de ses espérances hit pour lui plus fataleque pour les autres. Lécole Romaine, qui nétaitpas encore fondée, était représentée davance par lejeune Michel-Ange, dans lâme duquel la parole duprophète laissa, des traces si profondes, que cet en-thousiasme survécut en lui à tous les autres. Si leplus grand peintre queût alors lItalie, je veux direLéonard de Vinci, ne figurait pas dans cet auditoireincomparable, cest quil jetait alors en Lombardieles fondements dune école nouvelle cpii devait ren-dre son nom doublement immortel; mais il avaitlaissé à Florence trois artistes qui avaient subi, à di-vers degrés, son influence, et qui avaient été unisentre eux par leur amitié pour lui, comme ils létaientmaintenant par leur admiration passionnée pour Sa-vonarole. Lun deux était Sandro Botticelli, le seulà qui Léonard donne le titre dami dans les écritsqui restent de lui ; et si quelquun méritait ce privi-lège, cétait bien celui qui se laissait tellement domi-ner par ses affections, quà la mort du pasteur Do-minicain , il renonçait pour jamais à la peinture,sans tenir compte des inconvénients auxquels lex-posait sa pauvreté. Lautre était Lorenzo di Credi,le disciple chéri dAndré Verocchio, par conséquentcondisciple de Léonard, quil égale quelquefoispour la grâce des types et la finesse du modelé, quilsurpasse peut-être par la pureté presque angéliquede son imagination. Enfin le troisième est Pérugin