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2 (1861)
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lart chrétien.

sainte, comme nul ne lavait possédée depuis dessiècles, dun jugement exquis non-seulement dansla littérature, mais dans lintelligence des affaireshumaines, éloquent sans artifice et sans déclamation,et sorti victorieux de la plus difficile des épreuves,celle de prêcher si longtemps, avec un succès tou-jours croissant, devant des auditeurs florentins ha-bitués à se dégoûter de leurs prédicateurs dès la pre-mière ou la seconde saison quadragésimale. Enfin,après avoir remis à lavenir la solution de cet arduproblème, il termine en disant à ses contemporainscpien tout cas ils ont vu un phénomène extraordi-naire, et que, pour le caractériser, ils ont à choisirentre deux qualifications, celle de grand prophète,sil fut sincère, et celle de très-grand homme, sil nele fut pas (i).

Cependant il y avait, dans ces sermons, un côtémoins accessible à lesprit positif de Guichardin,mais très-attrayant pour les âmes délite. Cétait lecôté mystique , qui correspondait plus spéciale-ment aux aspirations idéales dune certaine por-tion de ses auditeurs; et comme lidéal ascétique,te! quil le leur faisait entrevoir, nétait nulle partaussi bien réalisé que dans le couvent de Saint-Marc, on sy précipitait comme dans la voie quiconduisait le plus sûrement à la perfection chré-tienne. A la suite des hommes du siècle, comme lediplomate Pandolfo Ruccellai, le médecin Pietro

(1 ) Voir les Opéré inédite di Guicciardini, vot. III, chap. xvii.