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l’art chrktikn.
quait plus spécialement les bénédictions de Dieu.
On pourrait composer un bien magnifique re-cueil de toutes les allocutions touchantes adresséespar lui aux enfants qui faisaient partie de son audi-toire. Jamais les entrailles du prédicateur n’étaientplus émues que quand il parlait à cette portion in-nocente et chérie de son troupeau; il les appelait àrecueillir un jour le fruit de ses travaux et à veillersur les destinées futures de leur patrie (i); mais enattendant il préparait ce bel avenir en mettant àleur portée toutes les grandes vérités de la foi et enprovoquant de salutaires réformes dans l’éducationdomestique; il disait aux mères qu’elles manquaientau plus sacré de leurs devoirs en se déchargeant dusoin d’allaiter leurs enfants sur des nourrices mer-cenaires qui leur transmettaient leurs propres viceset les corrompaient ainsi dès le berceau ( 2 ) ; il di-sait aux pères qu’ils étaient tenus de donner à leursfils encore en bas âge le degré d’instruction sans le-quel leurs dispositions naturelles ne pourraient passe développer plus tard (3), et c’était surtout à cet
(1) Sermon du III e dimanche de Carême.
(2) Voi fate male, perché voi gli fate allatare da gente grosso, ediventano poi spiriti grossi, e chi divenia libidinoso, chi iracondochi slizzoso, perché gli fate allatare ancora dalle schiave, e quelprimo latte da grande inclinazione al fanciullo, etc. Sermon du Sa-medi saint.
Ainsi la priorité n’appartient pas à l’auteur' d’Émile ni à l’école desphilanthropes.
(3) Sermon du lundi après le III e dimanche de Carême. — Pour lesvues en matière d’éducation chrétienne, c’est peut-être le plus re-marquable de tout le recueil.