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l’art chrétien.
n’avaient écrit que l’histoire du passé, et il la re-vendiquait pour les historiens juifs, les seuls quieussent consigné dans le même livre le récit dupassé avec l’histoire figurative de l’avenir (i). Ilfaut avouer qu’il y a quelque chose de sublime etde bien profondément chrétien dans cette répu-gnance pour ce qui n’est plus et ne doit plus être :l’instinct de la perpétuité est inséparable de celuide l’immortalité, et celui-ci a été tellement déve-loppé par le christianisme, que le point de vue acomplètement changé dans les études historiquespour tous ceux qui sont arrivés à la plénitude dece développement. C’est ce qu’on peut déjà remar-quer dans les informes essais d’histoire univer-selle tentés parles écrivains ecclésiastiques des pre-miers siècles du moyen-âge; c’est ce qu’on peutvoir avec tous les caractères de perfection et d’u-nité dans l’incomparable discours de Bossuet, etc’est ce qu’on peut trouver en germe dans plusieurspassages des sermons de Savonarole. Pour décon-certer l’enthousiasme des érudits qui avaient tou-jours le regard fixé sur l’antiquité classique, il leurmontrait à l’orient les tristes débris de cette racegrecque dévorée par la lèpre intellectuelle que sonschisme avait rendue incurable, et également impuis-sante à secouer le joug des barbares et celui de l’er-reur (2) ; à l’occident, loin de chercher à détourner
(1) Sermon du III e dimanche de l’Avent.
(2) Che nacque per V heresie e U peccati delï Oriente e dei Greci f