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chefs-d’œuvre, sanctifiée par tant de vertus, que serattachait le dernier espoir de régénération dont seberçaient tous ceux qui croyaient encore à l’idéal,sous quelque forme que ce fût. C’était dans ce sanc-tuaire de la peinture mystique, que l’intrépide pré-dicateur forgeait ses foudres contre toutes les espècesde profanateurs, sans épargner les profanateurs del’art, qui bravaient Dieu, dans son temple, avecleurs pinceaux, comme d’autres le bravaient, audehors, avec leurs blasphèmes ; c’était sur ce pointlumineux que fixaient leurs regards tous les artistesrestés fidèles, pour leur propre compte, aux tradi-tions vitales, et impatients de les faire revivre dansles autres ; c’est en eux qu’est placé l’avenir de l’é-cole, si sainte et si féconde, représentée jusqu’àprésent par Benozzo Gozzoli, et je ne crois pas qu’ily ait, dans l’histoire de l’art, un spectacle aussibeau que celui de ce troupeau d’élite se serrant avecenthousiasme autour du futur martyr, jusqu’à ceque la tempête eût submergé le pasteur et disperséles brebis.
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