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i.'ap.t chrétien.
« que votre Magnificence eût vu ce que j’ai fait« pour elle; mais tel est l’état où la nécessité m’a« réduit, que je suis contraint de vous implorer.« C’est pourquoi je vous prie d’avoir pitié de« moi. » En effet, les entrailles du magnifiqueseigneur s’émurent, et, peu de jours après, le péti-tionnaire recevait enfin de son généreux patron lasomme de dix florins (i) !
Il est probable que cette fresque occupa Benozzojusqu’à l’année i/Jfio. Il était alors âgé de trente-six ans, il venait de produire une oeuvre qui, à cer-tains égards, n’avait pas son égale à Florence, et lalenteur des payements, jointe à ses habitudes pres-que ascétiques (2), l’avait rendu, quand sa tâche futfinie, possesseur d’une petite fortune. Son frère ju-meau Domenico venait de se marier; il crut lemoment venu d’en faire autant, etMonaLena, mèrefuture de sept enfants, devint la compagne de sadestinée.
L’époque de son mariage coïncide avec celle del’exécution d’un grand tableau que voulut avoir delui la confrérie de Saint-Marc, qui avait eu long-temps son oratoire dans l’église du même nom, etqui, en vertu de cette espèce d’affiliation avec lesmoines Dominicains, ne pouvait manquer de don-ner la préférence à un élève déjà célèbre de Fra
(4) Tous ces faits sont tirés des trois lettres publiées par Gaye,Carleggio inedito, vol. 1, p. 491-494.
(2) Visse Benozzo c ostumatissimamente sempre e da vero cristiano,dit Vasari.