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2 (1861)
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ÉGOLIÎ MYSTIQUE.

séjours que fit Benozzo Gozzoli dans les environs,je dirais volontiers dans le rayon du sanctuairedAssise. La plupart des villes voisines possédaientquelque production de son pinceau. Le couventdelle Confesse , a Foligno, devait avoir autre choseque cette fresque, assez bien conservée, quon voyaitencore il ny a pas longtemps, au-dessus de la portede léglise, et le tableau de la galerie de Pérouse,postérieur de quatre ans aux peintures de Monte-falco, prouve assez que sa vogue, dans cette régionprivilégiée, navait pas été passagère.

Ce qui rend ce dernier tableau plus particulière-ment intéressant, cest; sa date(i456), qui en faitune sorte dhommage funèbre à la mémoire de FraAngelico, qui venait de mourir. A partir de cetteépoque, nous perdons de vue Benozzo Gozzoli etnous ne le retrouvons plus quen x4%> à Florence,occupé à peindre, pour Pierre de Médicis, fils deCôme, la fresque vraiment magnifique qui subsisteencore aujourdhui dans la chapelle du palaisRicardi.

La composition nétait pas neuve, puisque cé-tait ladoration des Mages; mais nul artiste nelavait encore traitée avec tant de grandeur danslensemble, avec tant de richesse, tant de finesse,et tant de goût dans les détails. Par une combinai-son bizarre, dont on chercherait vainement un au-tre exemple, la procession des Rois, avec leur bril-lant et nombreux cortège, devait couvrir les troiscôtés de la chapelle et aboutir à lembrasure de lau-