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ÉGOLIÎ MYSTIQUE.
séjours que fit Benozzo Gozzoli dans les environs,je dirais volontiers dans le rayon du sanctuaired’Assise. La plupart des villes voisines possédaientquelque production de son pinceau. Le couventdelle Confesse , a Foligno, devait avoir autre choseque cette fresque, assez bien conservée, qu’on voyaitencore il n’y a pas longtemps, au-dessus de la portede l’église, et le tableau de la galerie de Pérouse,postérieur de quatre ans aux peintures de Monte-falco, prouve assez que sa vogue, dans cette régionprivilégiée, n’avait pas été passagère.
Ce qui rend ce dernier tableau plus particulière-ment intéressant, c’est; sa date(i456), qui en faitune sorte d’hommage funèbre à la mémoire de FraAngelico, qui venait de mourir. A partir de cetteépoque, nous perdons de vue Benozzo Gozzoli etnous ne le retrouvons plus qu’en x4%> à Florence,occupé à peindre, pour Pierre de Médicis, fils deCôme, la fresque vraiment magnifique qui subsisteencore aujourd’hui dans la chapelle du palaisRicardi.
La composition n’était pas neuve, puisque c’é-tait l’adoration des Mages; mais nul artiste nel’avait encore traitée avec tant de grandeur dansl’ensemble, avec tant de richesse, tant de finesse,et tant de goût dans les détails. Par une combinai-son bizarre, dont on chercherait vainement un au-tre exemple, la procession des Rois, avec leur bril-lant et nombreux cortège, devait couvrir les troiscôtés de la chapelle et aboutir à l’embrasure de l’au-