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l’art chrétien.
chrétiens, dans la sanglante journée de Varna.
C’est donc seulement sur le charmant tableau del’Annonciation conservé dans l’église delà Minerve,et sur les peintures qui restent de Jui en Ombrie,qu’on peut apprécier le profit qu’il avait tiré ducomplément d’apprentissage qu’il venait de faireauprès de son maître. Les plus importantes de cespeintures se trouvent dans l’église des Franciscains,à Montefaico, et portent la date de 14^2, ce qui lesplace immédiatement après la collaboration de l’ar-tiste aux fresques de la chapelle du Vatican. De là,sans doute, l’essor que prit sa jeune imagination,en abordant une tâche qui 11e pouvait être davan-tage selon son cœur, puisqu’il s’agissait de tracerl’histoire de saint François dans une ville Om-brienne, en vue du sanctuaire d’Assise, où il avaitsans doute accompli son pieux pèlerinage. Aussison œuvre se ressentit-elle de ce voisinage et peut-être aussi des inspirations qu’il avait puisées dansle poème de Dante dont il a mis là le portraitavec ceux d’autres personnages célèbres. Le sujetqu’il avait à traiter semblait avoir été épuisé par lespeintres des générations précédentes. C’était la viede saint François, sur laquelle s’était exercé tant defois le pinceau de Giotto, dont les fresques,ùlansl’église supérieure d’Assise, conservaient encore toutleur éclat. Tout en s’inspirant de quelques-unes deces compositions, Benozzo Gozzoli se montra fidèleaux traditions de son école, et l’on reconnaît facile-ment, surtout dans les scènes pathétiques, le dis-