ÉCOLE OMERIF.NNE.
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ne se mêlèrent pas aux angoisses de sa dernièreheure. Ce ne furent pas les avis charitables qui luimanquèrent; mais il y répondit par des sarcasmesdédaigneux, et se refusa obstinément à tout ce quiaurait pu ressembler à une profession de foi ou àun acte de repentir, de sorte qu’on n’osa mêmepas transférer ses restes à Pérouse.
Ce n'est pas sans susciter d’énergiques répulsions,que cette tradition désolante est venue prendre placeà côté des faits historiques, et donner à une vie, cpi’onvoudrait voir glorieuse jusqu’au bout, un couron-nement doublement funèbre. Je ne dis pas qu’il soitdéfendu de contester l’authenticité du fait, et je fé-licite d’avance ceux d'entre mes lecteurs qui le trou-veront contestable; car une pareille chute, dans lepatriarche de l’école Ombrienne, est un scandale quiressemble beaucoup à celui cpie causaient à nospères les apostasies sacerdotales. Mais le documentqui vient à l’appui de l’assertion de Vasari est pres-que contemporain, et les termes dans lesquels ilest conçu, mettent la main qui l’a rédigé à l’abri detout soupçon (i). En supposant la preuve pleine-ment acquise, en résulte-t-il une flétrissure pour lamémoire de Pérugin, et est-ce bien à lui que revient
(1) Ce document est une note écrite sur la marge d’un exemplairede Vasari (première édition) par Gaspare Celio, peintre Romain duxvi e siècle. Voici ses propres paroles : Quando Pietro stava per rao-rire, gli fu detlo che era necessario che si confessarse; Pietro rispose :Io voglio vedere corne stara di là un’ anima che non si sia confes -
sata . ne si voile far altro . Questo lo conta Nicolo dalle Po-
merance che avea la moglie parente di quella di Pietro.