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ÉCOLE OMBRIENNE. 235
blême de la puissance transmise par lui à ses suc-cesseurs, est d’une ordonnance plus simple et plusmajestueuse, et digne à tous égards de la profondesignification du symbole qui y est représenté. Ladécoration architecturale y est introduite avec so-briété; elle consiste en une rotonde entourée d’unportique, dans le genre de celle qui se trouve dansson tableau du Sposalizio ; il ne pouvait manquerune si belle occasion de satisfaire son goût pour laperspective. Nous parlerons ailleurs des deux com-partiments qui furent peints par Luca Signorelli,dont T âpre et rude verve se laissa ici subjuguer,pour, la première fois, par les œuvres égalementsuaves et grandioses qu’il voyait éclore sous sesyeux. Aussi son pinceau devint-il tout à coup Pè-ruginesque, et rien peut-être ne prouve mieux l’as-cendant que le grand maître Ombrien exerçait surtout ce qui l’approchait.
La mort du pape Sixte IV, en août i484 (i),n’empêcha pas que l’ouvrage ne fût continué sousson successeur Innocent VIII, qui avait aussi legoût des arts; mais il ne paraît pas que Péruginait cultivé avec beaucoup de zèle les bonnes grâcesdu nouveau pontife. Les peintures qu i! exécuta,vers ce même temps, dans le palais Colonna, etdont il ne reste plus aucun vestige, le rendaient-
(1) Le tableau représentant saint Pierre marchant sur les ondes etla barque près d’ôtre submergée, dut être peint alors ou peu après.
La date est à moitié effacée. Il se trouve dans la galerie pontificale.