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ECOLE OMBRIENNE. 189
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Cette assertion paraîtra peut-être un peu hasardéeà ceux qui auront vu la belle fresque de l’églisedes Dominicains, à Cagli, qui est à la fois son pre-mier ouvrage en ce genre et son dernier adieu àla peinture. Raphaël y reparaît avec le développe-ment que donne à sa physionomie plus angélique<pie jamais, la transition de l’enfance à l’adoles-cence. Je ne sais si Giovanni Santi, en traçant en-core une fois ce portrait, y mit un redoublementde zèle et de tendresse ; mais il est certain qu’il aici l’inconvénient d’intéresser le spectateur plusque tout le reste de la composition, bien que cettecomposition soit extrêmement attrayante par elle-même. Elle l’est par les belles figures de saints quientourent le trône de la Vierge; elle l’est encoreplus par le charme indicible que le peintre a sudonner à ses têtes d’anges, et elle l’est surtout parle caractère plus décidément Ombrien de la figureprincipale, qui ressemble beaucoup à une Madonesouvent reproduite par Pérugin, et dont le typesemble être resté gravé dans la mémoire de Raphaëlet peut-être aussi dans son cœur; car cette Viergede Cagli a, dans les formes de la tète, et particu-