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2 (1861)
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ÉCOLE OMBRIENNE.

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sans peine quen combattant sous ses ordres, ilscombattaient pour Dieu même. De des habitudesde désintéressement et de dévouement, bien oppo-sées à celles que contractaient leurs voisins de Flo-rence, dans leurs expéditions contre les villes cpiilsvoulaient assujettir et exploiter.

Ce contraste dans les préoccupations des deuxpeuples et dans les mobiles de leurs actions, se re-trouvait dans leurs caractères respectifs, même àlépoque les lumières de la renaissance avaient:pénétré partout, cest-à-dire bien avant dans le xvl°siècle. Il y avait alors à Urbin un noble Vénitien,nommé Badoër, qui, rendant compte à sa répu-blique de ce qui avait plus particulièrement frappéses regards, disait que, dans tout le duché, la reli-gion de lhonneur était professée et pratiquée par lessimples paysans comme elle létait ailleurs par lesgentilshommes, et que les candidats au service mi-litaire nétaient admis quaprès avoir prouvé queleurs noms étaient sans tache (i). Ce rapport étaitécrit vers i5yo, du temps même de Côme de Mé-dias, quand les notions dhonneur, de justice etde liberté étaient presque entièrement effacées desâmes et de la mémoire des Florentins.

On comprend que les artistes produits et nourrispar un pareil sol se soient distingués par certainesqualités qui pouvaient compenser, jusquà un cer-tain point, linfériorité relative de leurs procédés

(1) Voir lHistoire des ducs dUrbin, par Ugolini, vol. II, p. 3-2b-330.