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l’art chrétien.
manqué quelque cliose à chacune d elles pour at-teindre la plénitude de son développement. Cellequi a eu le plus de vitalité dans sa seve, et qui a étéle moins contrariée par les obstacles extérieurs, aété sans contredit l’école Ombrienne. En ce qui con-cerne l’idéal ascétique, elle a, pour ainsi dire, vaéclore cette fleur, et assisté à toutes les phases deson épanouissement, et le voisinage du sanctuaired’Assise lui a épargné la peine d’aller chercher ail-leurs des inspirations. Pour l’idéal héroïque ouchevaleresque, elle n’a pas été moins heureuse;les populations d’alentour ayant toujours attachéplus de prix aux exploits militaires qu’aux spécu-lations mercantiles, la décadence des caractères etdes mœurs a été chez elles infiniment plus lenteque chez les Florentins. Aussi nulle part l’aristo-cratie guerrière n’a joué un si beau rôle, et jecomprends dans cette appréciation le duché d’LJr-bin tout entier. Nulle part cette aristocratie nes’identifia plus complètement avec le sentiment po-pulaire, dans ses manifestations les plus naïves, etnulle part on ne travailla moins à importer les pré-tendus bienfaits d’une civilisation purement maté-rielle.
Mêlés à toutes les guerres qui se firent pour oucontre la Papauté, dans le cours du xnf et duxiv e siècle, les Ombriens retrempaient leur courage etleur foi dans ces espèces de croisades périodiques, et,comme c était le plus souvent un de leurs chefs quiétait gonfalonier de la sainte Église, ils se figuraient