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2 (1861)
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lart chrétien.

manqué quelque cliose à chacune d elles pour at-teindre la plénitude de son développement. Cellequi a eu le plus de vitalité dans sa seve, et qui a étéle moins contrariée par les obstacles extérieurs, aété sans contredit lécole Ombrienne. En ce qui con-cerne lidéal ascétique, elle a, pour ainsi dire, vaéclore cette fleur, et assisté à toutes les phases deson épanouissement, et le voisinage du sanctuairedAssise lui a épargné la peine daller chercher ail-leurs des inspirations. Pour lidéal héroïque ouchevaleresque, elle na pas été moins heureuse;les populations dalentour ayant toujours attachéplus de prix aux exploits militaires quaux spécu-lations mercantiles, la décadence des caractères etdes mœurs a été chez elles infiniment plus lenteque chez les Florentins. Aussi nulle part laristo-cratie guerrière na joué un si beau rôle, et jecomprends dans cette appréciation le duché dLJr-bin tout entier. Nulle part cette aristocratie nesidentifia plus complètement avec le sentiment po-pulaire, dans ses manifestations les plus naïves, etnulle part on ne travailla moins à importer les pré-tendus bienfaits dune civilisation purement maté-rielle.

Mêlés à toutes les guerres qui se firent pour oucontre la Papauté, dans le cours du xnf et duxiv e siècle, les Ombriens retrempaient leur courage etleur foi dans ces espèces de croisades périodiques, et,comme c était le plus souvent un de leurs chefs quiétait gonfalonier de la sainte Église, ils se figuraient