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i.’art chrétien.
sous ses auspices, et la prose du cardinal Bibbiena,jouée devant ses yeux, et voir de près les peinturespaïennes qui furent alors tracées, pour la premièrefois, sur les murs du Vatican (i); il faut ne pa soublier comment fut accueillie l’offre patriotiquefaite par Michel-Ange, d’élever un monument à lamémoire de Dante ( 2 ), et comment on se joua dela crédulité des bonnes âmes, en détournant, auprolit de calculs purement dynastiques, des sommeslevées pour une prétendue croisade (3). Il faut pé-nétrer, à l’aide des documents contemporains, dansles dédales de cette politique astucieuse qui préparatant de malheurs à l’Italie et à la chrétienté toutentière ; ou, pour abréger toutes ces opérations, ilfaut s’arrêter, avec une entière indépendance d’es-prit, devant le portrait que Raphaël a tracé de cetrop fameux personnage, à l’apogée de sa puissanceet de sa gloire; et quand on aura examiné, danstous ses détails, ce chef-d’œuvre où l’artiste sembleavoir voulu avant tout être vrai, on finira parsoupçonner, sur le témoignage même de cette figure
(1) Je veux parler des peintures de la chambre de bain qui setrouve dans l’étage supérieur du palais du Vatican.
(2) L’offre de Michel-Ange fut faite immédiatement après l'avéne-ment de Léon X qui, pour toute réponse, l’envoya travailler auxtombeaux de Laurent et Julien de Médicis, dans la fameuse sacristiede San-Lorenzo.
(3) C était à l’occasion du mariage de Laurent de Médicis, ducdUrbin, avec Madeleine de La Tour. Léon X abandonna au roi deFrance les contributions perçues dans le royaume pour la croisadequ’on prêchait alors contre les Turcs.