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l’art chrétien.
fait par ses prédécesseurs; mais ces derniers travauxétaient destinés à servir de couronnement à tous lesautres.
Quand le jubilé s’ouvrit enfin, en 147a, toutes lesruines, du moins toutes les ruines chrétiennes, setrouvaient réparées comme par enchantement, et lesdécombres, qui auraient pu mettre obstacle à ladévotion des pèlerins, disparurent des sanctuairesfréquentés par eux. De nouvelles voies de commu-nication furent ouvertes sur plusieurs points, tantpour faciliter la circulation que pour dégager laperspective des beaux monuments de l’ancienneRome, restés encore debout. Une rue spacieuse, quis’appelle encore via Sistina, fut pratiquée entre lechâteau Saint-Ange et la basilique de Saint-Pierre,et dissipa la terreur qu’avait laissée dans les espritsle souvenir de la catastrophe arrivée sous Nicolas Ÿ;et, comme un seul pont était insuffisant pour com-muniquer de la rive droite à la rive gauche duTibre, Sixte 1 Y avait reconstruit, avec autant d’élé-gance que de solidité, un vieux pont qui porte en-core aujourd’hui son nom, et qui était désigné jus-qu’alors sous le nom de ponte Rotto.
Malgré tous les efforts de Sixte IV pour rendrece cinquième jubilé aussi solennel que le précé-dent, le concours des pèlerins fut beaucoup moin-dre, et l’ensemble de la cérémonie se ressentit desimpressions dominantes de toute la chrétienté. Laquestion d’Orient, sans cesse ajournée par les puis-sances chrétiennes, n’était plus envisagée qu’avec