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l’art CHRÉTIEJV.
lano, comme sujet Vénitien, avait des droits parti-culiers à sa protection ; et puis, au lieu de luidemander des ouvrages de longue haleine, commeceux qu’il avait exécutés pour l’église de Saint-An-toine, on pouvait lui demander de petites choses,dans le genre de celles qui composaient le trésorparticulier du pontife. En effet, ce fut principale-ment sur des objets de ce genre qu’il exerça sonactivité pendant son séjour à Rome. Il coula ungrand nombre de médailles, entre autres celle dupape lui-même, dont il sculpta en outre les armeset le buste dans son magnifique palais de Saint-Marc,sans parler des détails d’ornementation, cpii sontpresque entièrement de sa main. Malgré ses préten-tions à l’architecture (i), il ne put jamais sortir ducercle étroit que son patron lui avait tracé. Une seulefois il crut enfin prendre son essor, quand on l’eutchargé de fournir le dessin d’une cour et d’un esca-lier pour le palais de Saint-Marc; mais son attentefut encore trompée. On aimait mieux lui voir pro-duire tous ces petits ouvrages en marbre et enbronze, si bien appréciés par le pape et par d’au-tres, et dont la perte semble avoir causé des regretsà Vasari lui-même (2).
D’après tout ce que nous avons dit sur les papesqui occupèrent le trône pontifical après Nicolas V,
(1 j Vellano si dilettà anche delV architettura, e fa più che ragio-nevole in quella professione. Yasari, Vita di Vellano.
(2) Fece per il detto Papa, e per altri, moite cose piccole di marnv>e di bronzo; ma non le ha pointe rinvenire. Ibid.