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1 (1861)
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l’art chrétien.

santa Fina, et morte, à la fleur de l’âge, après delongues et rudes souffrances héroïquement endu-rées. Ce fut cette mort, avec ses circonstances lesplus frappantes, cpie Ghirlandaïo eut a tracer, enun petit nombre de compartiments, et avec tout lerespect du à l’héroïne et à la dévotion populaire.L’artiste se pénétra si bien de cette double obliga-tion, cpie son génie, secouant pour une fois ses en-traves habituelles, plana, pour ainsi dire, dans lesrégions familières aux peintres mystiques, et produi-sit une œuvre que n’auraient désavouée ni BenozzoGozzoli ni Fra Angelico da Fiesole. D’un côté, onvoit la jeune sainte réduite au dernier état de mai-greur et comme transfigurée par la souffrance, dontle terme prochain lui est annoncé par une vision ; del’autre, on la voit étendue morte, et, malgré la lour-deur de la retouche qui a compromis la finesse descontours, il est impossible de contempler sans émo-tion ce visage vraiment céleste, sur lequel est em-preinte la confiance joyeuse cpii accompagna ledernier soupir. Deux guérisons subites, celle de sanourrice paralysée, et celle d’un enfant aveugle,sont les prémices des miracles qui provoqueront sacanonisation, et pour exprimer la joie du Ciel àl’acquisition de cette belle âme, c’est un ange quisonne le glas funèbre à la cloche de la paroisse.Pourquoi les sujets légendaires analogues à celui-cine se trouvèrent-ils pas plus souvent sous le pin-ceau de Ghirlandaïo!

Il avait eu pour collaborateur, dans cette chapelle