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1 (1861)
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LA RENAISSANCE ET LES MEDICIS.

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quant, avec le secours d’Euclide, les lois de la pers-pective linéaire ; les autres en avaient fait sur letemps, c est-a-dire sur 1 histoire, en introduisantdes ornements accessoires empruntés à l’antiquitéclassique. Ceux qui n’étaient ni mathématiciens niantiquaires, mais dont l’imagination riante ou pit-toresque était excitée par les détails et les harmoniesde la création, cherchaient, de ce côté, des inspi-rations plus ou moins poétiques, et l’on doit con-venir que le profane Lippi fut un des plus heureuxdans cette recherche; de sorte qu’il y eut, pendantcette période, une sorte de mouvement synthétique,en vertu duquel la peinture, étendant insensible-ment son domaine, conquit, de proche en proche,les trois règnes de la nature, et, pour ainsi dire,les quatre éléments.

Mais l’idéalisme ne gagna rien à toutes ces con-quêtes, et l’on peut dire qu’à dater du départ de FraÀngelico pour Rome, départ qui coïncide avec lamort de Masaccio (i 444 )> cet élément disparutpresque entièrement de l’école Florentine. Laurentde Médicis, qui recueillit la succession de son pèreen 1469, n’était pas homme à s’apercevoir ou às’inquiéter de ce mouvement rétrograde. Bien aucontraire, il le favorisa de tout son pouvoir, et lesvingt-trois années qui s’écoulèrent entre son avè-nement et sa mort, en i 49 2 > forment une périodetristement mémorable dans l’histoire des mœurs,dans l’histoire des arts, et, si je ne craignais deheurter trop rudement un préjugé presque univer-