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1 (1861)
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359
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LA REBAISSASCL ET LES MÉDICIS. 359

peut dire que, depuis son retour de Barbarie jus-quà sa mort, qui eut lieu en 1469, il exécuta plusde tableaux de dévotion que tous les autres peintresFlorentins-pris ensemble. Son sujet favori, ou dumoins celui quil reproduisit le plus souvent, futla Vierge agenouillée devant lEnfant-Jésus ; non pasque cette composition tout Ombrienne eût le moin-dre charme pour son imagination; mais il pouvaity déployer toute la richesse de son pinceau, en yintroduisant des fonds de paysage dont la beautéfaisait presque oublier les figures du premier plan.C'était en cela que consistait sa supériorité sur sesdevanciers et sur ses contemporains, du moins enItalie; car une critique récente a démontré lin-fluence que lécole de Van-Eyck exerça sur les ar-tistes de Florence, vers le milieu du xv e siècle, etlon sait maintenant, dune manière certaine, quedes Italiens, établis dans les Pays-Bas, envoyèrent, àcette époque, plusieurs ouvrages Flamands commeoffrandes pieuses dans leur patrie. Cest à ce titreque léglise de Santa-Maria-Nuova possède encoreaujourdhui ce beau tableau dHugo Van-der-Goes,dont Falco Portinari, alors envoyé des Médicis àBruges, voulut doter lhospice fondé par sa famille.

Si on excepte les artistes Italiens de premier ordre,il nen est point dont les ouvrages aient été aussi goû-tés et aussi recherchés que ceux deFraFilippo Lippi.

Lippi, dans léglise de Saint-Antoine à Padoue, et une autre peinturedans le palais du podestat. Anonimo di Morelli , p. 98.