LA RENAISSANCE ET LES MEDICIS.
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même naïveté se retrouve dans la justice qu’il rendà ses propres oeuvres, et il est à remarquer qu’entreles trois grandes statues dont il décora l’extérieur del’oratoire d’Or-San-Michele, la seule dont il faitmention avec une sorte de complaisance, est cellede saint Étienne, laquelle est en effet très-supérieureaux deux autres. Il parle brièvement et modestementde son adjonction à Brunelleschi pour la constructionde la coupole, et des nombreux dessins qu’il avaitexécutés, non-seulement pour des sculpteurs, maisaussi pour des peintres auxquels il enseignait, outrela perspective qui fut aussi une de ses passions, lascience des ombres et de la lumière, et même lascience du nu dans laquelle il comprenait, pour lessculpteurs, l’étude de la charpente osseuse du corpshumain, étude qu’il jugeait indispensable pour bienrendre les formes viriles dans la statuaire (i).
D’après tout ce que nous venons de dire, on ad-mettra sans peine que l’influence de Ghiberti, enmatièred’art, s’étendit dans toutes les directions (2),et qu’il forma comme le point de départ d’une nou-velle école, bien que cette école manquât d’unitédans ses traditions, et fût sujette à des oscillationsfréquentes, à cause des éléments hétérogènes quellerenfermait dans son sein. A vrai dire, c’était Dona-tello qui était l’apôtre accrédité et, pour ainsi dire,
( 1 ) Scnza la quale non è possibile a poter comporte la forma déliaStatua virile.
(2) Il dit lui-même : Poche cose si sono faite d’ importanza nellanoslra terra , che non siano State disegnate e ordinate di mia mano.
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