Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
Seite
321
Einzelbild herunterladen
 

LA RENAISSANCE ET LES MEDICIS.

321

même naïveté se retrouve dans la justice quil rendà ses propres oeuvres, et il est à remarquer quentreles trois grandes statues dont il décora lextérieur deloratoire dOr-San-Michele, la seule dont il faitmention avec une sorte de complaisance, est cellede saint Étienne, laquelle est en effet très-supérieureaux deux autres. Il parle brièvement et modestementde son adjonction à Brunelleschi pour la constructionde la coupole, et des nombreux dessins quil avaitexécutés, non-seulement pour des sculpteurs, maisaussi pour des peintres auxquels il enseignait, outrela perspective qui fut aussi une de ses passions, lascience des ombres et de la lumière, et même lascience du nu dans laquelle il comprenait, pour lessculpteurs, létude de la charpente osseuse du corpshumain, étude quil jugeait indispensable pour bienrendre les formes viriles dans la statuaire (i).

Daprès tout ce que nous venons de dire, on ad-mettra sans peine que linfluence de Ghiberti, enmatièredart, sétendit dans toutes les directions (2),et quil forma comme le point de départ dune nou-velle école, bien que cette école manquât dunitédans ses traditions, et fût sujette à des oscillationsfréquentes, à cause des éléments hétérogènes quellerenfermait dans son sein. A vrai dire, cétait Dona-tello qui était lapôtre accrédité et, pour ainsi dire,

( 1 ) Scnza la quale non è possibile a poter comporte la forma déliaStatua virile.

(2) Il dit lui-même : Poche cose si sono faite d importanza nellanoslra terra , che non siano State disegnate e ordinate di mia mano.

21