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1 (1861)
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LA. RENAISSANCE ET LES MLLMCIS.

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suffrages (i), fut chargé, en 1428, de couler eubronze un reliquaire pour le corps de saint Zanobi,l’un des protecteurs de la ville de Florence.

O11 peut dire que jamais la mémoire d’un Saintn’avait été consacrée par un pareil monument. Sousle rapport de l’art proprement dit, toutes les per-fections imaginables y sont atteintes ; et, sons lerapport du sentiment et de l’intérêt dramatique,l’artiste a dépassé Donatello dans son fameux bas-relief de saint Antoine de Padoue. Saint Zanobi esten présence d’une mère qui lui redemande sonenfant mort, qu’elle avait confié à sa garde, pen-dant qu’elle allait en pèlerinage. Elle est à genouxet lui aussi ; mais quel contraste dans les attitudes !Celle du Saint, levant les yeux et les mains vers leciel, avec une intensité de foi qui tient tous lesspectateurs en suspens, est la plus pathétique quise puisse imaginer; et quand on voit sa prière exau-cée, et l’enfant debout, on 11e peut pas s’empêcherdesavoir gré au sculpteur d’avoir fait quelque vio-lence aux lois du bas-relief, pour donner à cettemanifestation de la puissance de la sainteté le plusde témoins possible. Cette même puissance avait étémanifestée par la floraison subite d’un arbre plantédevant la porte du chapitre, et dont la place est en-core aujourd’hui marquée par une colonne sur-

!') Ce premier essai était un reliquaire, de petites dimensions, quiSe trouve à la galerie des Ufiïzj, dans la salle des bronzes, et sur le-Itrl sont sculptés deux anges d’une beauté remarquable.

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