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l’art chrétien.
voir cette énorme voûte s’arrondir jusqu’à la lan-terne (i), dont la construction donna lieu à denouveaux débats dans lesquels son génie obtint unnouveau triomphe; car son modèle eut la préférencesur tous les autres, et il était si persuadé qu’il n’yavait pas d’autre moyen de résoudre le problème,que, pour être sûr de n’être pas désobéi, il en pressal’exécution par une disposition testamentaire.
Mais, si la coupole du Dôme fut l’oeuvre capitalede Brunelleschi, ce ne fut pas celle qui exerçal’influence la plus immédiate et la plus décisive surle goût de son siècle en matière d’architecture. Lespalais et les églises, qui furent construits sous sadirection ou d’après ses dessins, contribuèrentbeaucoup plus à populariser les idées nouvelles,dont l’ensemble est désigné dans l’histoire de l’artsous le nom de renaissance. Yasari n’a. pas eu tortde dire qu’il fut le restaurateur de l’architectureantique; mais il ne le fut pas à la manière de Vi-enole et de ses imitateurs,' vers la fin du xvi c siècle.Brunelleschi avait trop de grandeur dans l’iinagina-tion pour rester froid en présence des ruines del’ancienne Rome, bien plus imposantes de son tempsquelles ne l’étaient sous Léon X. Son biographenous le représente examinant et mesurant, avec sonami Donatello, tous les débris qui avaient échappéaux ravages du temps et des hommes, et recons-
(1 ) D’après des calculs dont l’exactitude ne paraît pas douteuse,cette coupole coûta à la république environ 100 raillions de francs,