ECOLE ELOBKJiTIJSE.
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après leur mort, et chaque nouveau progrès de lapeinture a été marqué par un progrès analogue dansla popularité du grand poète. Peu à peu l’admirationpour lui s’est changée en culte, et ce culte aura sespontifes et ses temples. Quant à Giotto, sa gloire estd’un autre genre; elle consiste surtout en ce qu’il alaissé sur la branche de l’art régénérée par lui, uneempreinte si tenace et si profonde, qu’au bout d’unsiècle et demi, les produits de l’école dont il fut lefondateur, s’appelaient encore des peintures Giot-tesques( i); et ce qui prouve que cette dénominationn’avait rien de forcé, c’est la facilité avec laquelleles initiés de fraîche date, trompés par la ressem-blance du style , lui attribuent des ouvrages nésdeux ou trois générations après lui. C’est un prodigede vitalité qui ne se retrouve dans l’histoire d’aucunautre artiste ancien ou moderne.
(I) Les peintures de Parri Spinello, mort en 1444, ont encore cecaractère, ainsi que celles de Lorenzo Bicci et de son fils.