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l’art CHRLTIETV.
J’auts. L’artiste aura franchi, sans le savoir, leslimites qui séparent l’art sérieux de la carica-ture.
Son fils Giroîamo diBenvenuto, dont les ouvragessont encore plus rares, hérita du style paternel, sansy rien ajouter du sien ; c’est la même crudité dansles couleurs locales, les mêmes teintes bronzées dansle clair-obscur. Seulement il y a moins de vulgaritédans ses types, sans que pour cela ils aient riend’attrayant, comme on peut le voir dans son tableaude la chapelle des voûtes, à Saint-Dominique. Il ya deux saints docteurs, à contours très-secs et d’unephysionomie presque farouche, ce qui est un torttrès-pardonnable, en comparaison de celui qu’il aeu d’y placer une sainte Catherine si peu conformeà l’idéal cpie s’en étaient formé les peintres de lagénération précédente ; mais l’artiste, lancé, à lasuite de son père, dans l’arène sanglante des révo-lutions, n’avait pu faire, sous lui, qu’un courtet mauvais apprentissage, et il aimait beaucoupmieux être porte-étendard de son quartier, commeil le fut à plusieurs reprises, que tracer des imagesde dévotion. Une seule fois, il lui arriva de prendreson art vraiment au sérieux ; ce fut en peignant, au-dessus du maître-autel de l’église de Fonte-Giusta,cette grande fresque représentant l’Assomption delàVierge, imitation malheureuse de Malteo cli Gio-vanni, surtoutencequi concerne la figure principale.
Giovanni Cini joua un rôle beaucoup plus .actifet comme peintre et comme patriote, ou plutôt il