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égards, les plus sombres journées de 1793. Il y eutun régime de terreur savamment organisé, avec desproscriptions en masse, des catégories de suspects,des tribunaux révolutionnaires, des jugements som-maires, et même des clubs non moins impérieux etnon moins discoureurs que celui des jacobins. Il yeut, en un mot, tous les symptômes de décomposi-tion sociale auxquels 011 reconnaît que les organesvitaux sont paralysés dans un Etat, et qu’il ne pourraplus vivre désormais que d’une vie artificielle etmécanique.
L’agonie de cette pauvre république, la plus lon-gue agonie dont il soit fait mention dans l’histoiredes peuples libres, se prolongea bien avant dans lexvô siècle, et dura, avec des alternatives d’affais-sement et de convulsions, jusqu’à l’établissementdéfinitif du despotisme, d’abord dans la personnede Charles-Quint et de ses gouverneurs, ensuitedans celle du duc Côme de Méclicis, qui entendait,mieux que Machiavel lui-même, l’art de dégraderles âmes et les caractères.
Et que devenait l’école Siennoise au milieu dece mouvement de désorganisation, qui entraînait sirapidement deux générations successives?
Hélas! son histoire n’est pas moins triste que celledes partis qui s’entr’égorgeaient pour assouvir leurcupidité ou leurs haines,’ et il faut ajouter que laplupart des artistes de cette époque ne se mon-trèrent que trop fidèles à l’exemple de leurs de-vanciers, en figurant comme acteurs et même comme