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ÉCOLE SÏENXOISE.
vrance facilitée par la misère du peuple qui, aprèsavoir achevé de piller les maisons des bannis, sevoyait dénué de toute ressource. U y eut donc uneréaction rapide dans toutes les classes de la popula-tion, les unes voulant du travail et du pain, les autrescommençant à se désabuser des bienfaits imagi-naires d’une liberté orageuse qui semblait avoirbesoin de crises périodiques et toujours sanglantes.Cette réflexion, un peu tardive, conduisait naturel-lement à l’idée d’un pouvoir plus ou moins despo-tique, ou d’une protection étrangère assez forte pourgarantir au moins l’ordre matériel. Les partisansd’un maître indigène avaient, dans Pandolfo Pé-trucci, un candidat habile et courageux, déjàrecommandé par son exil et par sa bonne fortunedu 27. juillet 1487? quand il était rentré en libéra-teur dans sa patrie. À force d’épier et d’exploitertoutes les circonstances, favorables ou non, il par-vint à concentrer entre ses mains la plus grandeportion des pouvoirs publies; ce qui excita l’om-brage des uns, la jalousie ou l’animosité des autres,et donna naissance à un parti qui mit follement sonespoir dans Charles VIII, roi de France, dans les re-vers d uquel la république se trouva plus tard envelop-pée. Alors 011 vit reparaître, plus puissant et plus po-pulaire que jamais, le même Pandolfo Pétrucci ; maisla première condition de sa puissance était le protecto-rat d’un roi étranger, protectorat incertain, coûteux,humiliant, que César Borgia, alors la terreur de toutela Toscane, cherchait à supplanter. Les Siennois, qui