ÉCOLE SIENNOISE.
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la tendance spéciale de son imagination; mais son im-mense popularité, comme peintre de Madones, déter-minait d’avance la forme sous laquelle on voulait avoirdes produits de son pinceau. Ce fut seulement dansson extrême vieillesse et très-peu d’années avant samort, que les religieuses du couvent de Sainte-Pétro-nille lui demandèrent, pour leur église, un tableaude l’Assomption. Or, la fête de l’Assomption étaitalors et n’a pas cessé d’être jusqu’à présent le grandjour du peuple siennois. Il s’agissait donc encored’une œuvre d’un caractère mixte, comme le cou-ronnement de laVierge, et qui demandait, au mêmetitre, une double inspiration. On peut voir dans lacollection de l’Academie des beaux-arts commentAnsano s’acquitta de cette dernière tâche. Il y a peut-être, dans les figures latérales, une certaine mono-tonie d’expression qui semble accuser un commen-cement de déclin dans son imagination ; mais dansla partie centrale, tout est resplendissant de gloire etde lumière, et les anges qui font cortège à la Reinedes deux ne sont nullement inférieurs à ceuxqu’on admire dans ses autres tableaux. Seulementon est étonné de voir qu’il renonce, pour la premièrefois, à son type de Vierge, pour en adopter un beau-coup moins attrayant, mais auquel le nom de Lo-renzetti donnait une sorte d’autorité traditionnelle.Ce type, embelli par Ansano, était pris d'un autretableau de l’Assomption, dont nous avons parléailleurs , et qui se trouve également à l’Académiedes beaux-arts. Déjà plusieurs artistes l’avaient re-