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1 (1861)
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l’art CHRÉTIEN.

la même date au couronnement de la Vierge, qui est;'i l’Académie des beaux-arts, et dont le parfait étatde conservation peut, jusqu’à un certain point, nousdédommager de la destruction de celui de la porteRomaine. Jamais le mouvement de la Vierge s’incli-nant humblement devant son divin Fils n’a été renduavec plus de grâce par aucun artiste ombrien ouflorentin, pas même par fra Angelico, le peintremystique par excellence. Jamais on ne donna plusd’expression à des yeux modestement baissés, ni àdes mains délicatement jointes sur la poitrine. JamaisAnsano ne traça une figure dont on puisse affirmerplus hardiment qu’elle fut une image de dévotionpour lui, avant de l’être pour les autres. Il n’y a pasjusqu’au costume de la Vierge et aux plis de sonriche manteau triomphal, qui ne soient traités avecune pureté de goût qu’on pourrait appeler clas-sique. Aussi cette composition pourrait-elle passer,à bon droit, pour le chef-d’œuvre de l’artiste, s’iln’avait pas échoué dans son type de Christ, auquelil resta malheureusement trop fidèle (i).

Il y avait une autre composition du même genre quiétait exempte de cet inconvénient, c’était l’Assomp-tion de la Vierge qu’il avait peinte, dès i/|48, pourla chapelle du palais communal, et qu’on est d’au-tant plus étonnéde ne pas trouver plus souvent parmises œuvres; car nul sujet n’était plus en harmonieavec

(1) Ce même type défectueux se trouve dans la fresque du palaiscommunal, et dans un autre couronnement de la Vierge, en petit,qui est à l'Académie des beaux-arts.