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l’art chrétien.
paru dans les catacombes et avaient, duré autantque les persécutions impériales. Ensuite était, venue,à dater de Constantin, la période triomphale, carac-térisée par les produits grandioses de la mosaïquegrecque ou romaine, produits qui dégénérèrentbientôt jusqu’à n’etre plus qu une decoiation con-ventionnelle. Plus tard, cest-a-diie sous Chaile-magne et après lui, il se fit une espèce de régéné-ration qui embrassa l’architecture, la mosaïque, lapeinture et la miniature, dès lors très-cultivée dansles cloîtres; mais avant que la dynastie Carlovin-gienne fût éteinte, les ténèbres étaient redevenuesplus épaisses que jamais, et, si quelques étincellesbrillaient encore de loin en loin, si quelques bonnestraditions se maintenaient encore parmi les moinesminiaturistes, c’était surtout grâce aux relationsque l’Occident entretenait avec l’Orient, et grâce àl’empire que certaines représentations tradition-nelles avaient conservé sur les imaginations popu-laires. C’était à peu près à cela que se bornait alorsle culte de l’idéal, du moins en matière de peinture.
Mais ce culte avait revêtu d’autres formes qu’ilest important de ne pas perdre de vue. Saint Bruno,saint Romuaîd, saint Bernard et d’autres saints, enimprimant un nouvel essor à l’idéal ascétique,avaient frayé la voie, sans le savoir, à la régéné-ration de l’art. Les croisades avaient enfanté unautre idéal, l’idéal chevaleresque, qui, depuis, lexi° siècle jusqu’au xiu% avait puissamment aidé lareligion dont il était issu , à fortifier, à exalter, à