ai6 df. l’esprit df.s lois.
« Pendant que les maladies et los guerrcs<t nousenleventtantdecitoyens, que deviendra« la ville si on ne contracte plus de mariages?« La eite ne consiste point dansles maisons, les«portiques, les places publiques; ce sont les« hommesquifontlacite. Vousneverrezpoinf,« comme dans les fables, sortir des liommes de« dessous la terre poitr prendre soin de vos af-faires. Ce n’est point pour vivre seuls que« vous restez dans le celibat: cliacun de vous a« des compagnes de sa fable et de son lit, et« vous ne clierrhez que la paix dans vos dere-« glements.Citerez-vous icil’exemple des vier-« ges vesta'fis ? Donc , si vous ne gardiez pas« les lois de la pudicite , il faudroit vous punir« comme elles. Vous etes egalement mauvais# citovens , soit que tout le monde imite votre« exomple, soit que personne ne le suive. Mon« unique objet est la perpetuite de la republi-« que. J’ai augmente les peines de ceux qui« n’ont point ohei; et, a l’egard des recom-« penses. elles sont telles que je ne saehe pasn que la vertu en ait encore eu de plus grandes:« il y en a de moindres, qui portent mille gens än exposer letir vie ; et celles-ci ne vous engago-<( roient |ias ä prendre une femme et a nourrir« des enfants! »
Il donna la loi qu’on nomma de son nomJulia , ctPappia Poppcea , du nom des con-suls(i) d’une partie decetteannee-lä. La gran-
(i) Marcus Pappras Mutilus, et Q. Pappccus Sa-