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DK L ESPRIT DES LOIS.
Platon (i) le fixe ä einq mille quarante; et ilveut queTon arrete ou que l’on encourage lapropagation , selon le besoin, par les lion-neurs, par la honte, et par les avertissementsdes vieiliards; 11 veut meine (2) que Ton reglele nombre des mariages, de manlere que lepeuple se rdpare sans que la republique soitsurchargee.
Si la lol du pays, dlt Aristote ( 3 ), defendd’exposer les enfants, il faudra boi'ner le nom-bre de ceux que cliacun doit engendrer. SiTon a des enfants au-dela du nombre definipar la loi, il conseille (4) de faire avorter laf’emme avant que le foetus ait vie.
Le moyen infame qu’emplovoient les Cre-tois pour prevenir le trop grand nombre d’en-fants est rapporte par Aristote; et j’ai senlilapudeur effrayee quand j’ai voulu lerapporter.
Il y a des lieux, dit encore Aristote ( 5 ), oftla loi fait citovens lesetrangers, ou les bälards,ou ceux qui sont seulement nes dune merecitoyenne; mais des qu’ils 011t assez de peuple,ils ne le font plus. Les sauvages du Canada fontbrüler leurs prisonniers; mais lorsqu’ils ontdes cabanes vides a leur donner, ils les re-connoissentde leur nation.
Le Chevalier Petly a suppose, dans ses cal-culs , qu’un liomme en Angleterre vaut ce
( 1 ) Dans ses Lois, liv. V.—( 2 ) Republique, liv. V.—(3) Polit. liv. VII, oh. XVI.(4)— Ibid.^{5) Ibid.liv. III, ch. III.