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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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DK L ESPRIT DES LOIS.

Platon (i) le fixe ä einq mille quarante; et ilveut queTon arrete ou que lon encourage lapropagation , selon le besoin, par les lion-neurs, par la honte, et par les avertissementsdes vieiliards; 11 veut meine (2) que Ton reglele nombre des mariages, de manlere que lepeuple se rdpare sans que la republique soitsurchargee.

Si la lol du pays, dlt Aristote ( 3 ), defenddexposer les enfants, il faudra boi'ner le nom-bre de ceux que cliacun doit engendrer. SiTon a des enfants au-dela du nombre definipar la loi, il conseille (4) de faire avorter lafemme avant que le foetus ait vie.

Le moyen infame quemplovoient les Cre-tois pour prevenir le trop grand nombre den-fants est rapporte par Aristote; et jai senlilapudeur effrayee quand jai voulu lerapporter.

Il y a des lieux, dit encore Aristote ( 5 ), oftla loi fait citovens lesetrangers, ou les bälards,ou ceux qui sont seulement nes dune merecitoyenne; mais des quils 011t assez de peuple,ils ne le font plus. Les sauvages du Canada fontbrüler leurs prisonniers; mais lorsquils ontdes cabanes vides a leur donner, ils les re-connoissentde leur nation.

Le Chevalier Petly a suppose, dans ses cal-culs , quun liomme en Angleterre vaut ce

( 1 ) Dans ses Lois, liv. V.( 2 ) Republique, liv. V.(3) Polit. liv. VII, oh. XVI.(4) Ibid.^{5) Ibid.liv. III, ch. III.