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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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207
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I. I VRE XXIII, ClIAP. XV. 207

mes par les gens oisifs, car les gens oisifs nau-roient pas de quoi los aolieter. 11 laut donc queles arts setablissent pour que les fruits soientconsommes ])av les laboureurs et les arlisans.Kn im mot, ces etats ont liesoin que beaucoupde gens cultivent au-delä de ce qui leur est ne-cessaire: pour cela il laut leur donner enviedavoir le superflu; mais il ny a que les arti-sans qui le donnent.

Ces macbines dont lobjet est dabreger lartne sont pas loujours utiles. Si nn ouvrage esta un prix mediocre, et qui convienne egale-ment a celui qui laehcte et ä louvrier qui lafait, les macbines qui en simplifieroient la ma-nufacture , cest-ä-dire qui diminueroient lenombre des ouvriers, seroient pernicieuses;et si les moulins ä eau netoient pas par toutetabüs, je ne les croirois pas aussiutiles quonle dit, pardequils ont fait reposer une inlinifede bras, quils ont prive bien des gens de lu-sage des eaux, et ont fait perdre la feconditöii beaucoup de terres.

CH AP IT RE XVI.

Des Mies du legislateur sur la propagation de lesjiece.

Les regiements sur le nombre des eitovensdopendent beaucoup des cireonslances. 11 y ades pays la nature a lout fait; le legislateurn'y a donc rien ii faire. A quoi bon engager pardes lois a la propagation lorsque la feconditedu elimal donneassez de peuple? Quelquefois