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mes par les gens oisifs, car les gens oisifs n’au-roient pas de quoi los aolieter. 11 laut donc queles arts s’etablissent pour que les fruits soientconsommes ])av les laboureurs et les arlisans.Kn im mot, ces etats ont liesoin que beaucoupde gens cultivent au-delä de ce qui leur est ne-cessaire: pour cela il laut leur donner envied’avoir le superflu; mais il n’y a que les arti-sans qui le donnent.
Ces macbines dont l’objet est d’abreger l’artne sont pas loujours utiles. Si nn ouvrage esta un prix mediocre, et qui convienne egale-ment a celui qui l’aehcte et ä l’ouvrier qui l’afait, les macbines qui en simplifieroient la ma-nufacture , c’est-ä-dire qui diminueroient lenombre des ouvriers, seroient pernicieuses;et si les moulins ä eau n’etoient pas par toutetabüs, je ne les croirois pas aussiutiles qu’onle dit, pardequ’ils ont fait reposer une inlinifede bras, qu’ils ont prive bien des gens de l’u-sage des eaux, et ont fait perdre la feconditöii beaucoup de terres.
CH AP IT RE XVI.
Des Mies du legislateur sur la propagation de l’esjiece.
Les regiements sur le nombre des eitovensdopendent beaucoup des cireonslances. 11 y ades pays oü la nature a lout fait; le legislateurn'y a donc rien ii faire. A quoi bon engager pardes lois a la propagation lorsque la feconditedu elimal donneassez de peuple? Quelquefois