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plusde femmes fecondes au Japon qu’en Eu-rope, et par consequent plus de peuple.
Des relations (i) disent qu’a Bantam il y adix filles poui’ un garcon: une disproportionpareille, qui feroit que le nombre des famillesy seroit au nombre de celles des autres eli—mats comme un est ä cinq et demi, seroit ex-cessive. Les familles y pourroient etre plusgrandes ä la verile: mais il y a peu de gens as-sez aises pour pouvoir entretenir une si grandefamille.
CI-IAPITRE XIII.
Des ports de mer.
Dans les ports de mer , ou les liommess’exposent ä mille dangers et von t mourirouvivre dans des climats recules, il y a moinsd’hommes que de femmes; cependant on y voitplus d’enfants qu’ailleurs: cela vient de la faci-Lite de la subsistance. Peut-etre 'meme que lesparties liuileuses du poisson sont plus propresa fournir celte matiere qui sert a la generation.Ce seroit une des causes de ce nombre infiiiide peuple qui estAiu Japon (a) et a la Chine (3),oü l’on ne vit presque que de poisson (4)- Si
( t ) Recueil des voyages qui ont servi ;i Petahlisse-ment de la Compagnie des Indes, tomel, p. 347.—(2) Le .lapon est eompose d'isles ; il y a beauconp derivagcs, et la mer y est tres poissonneuse.—( 3 ) LaChine est pleine de ruisseaux.—(4) Yoyez le P. duHalde, totne II, p. 139, i/,2,etsuiv.